Autant que possible. Mais il est vrai que le turn over est traditionnellement élevé. Il y a un phénomène assez extraordinaire au design Renault : nous avons des gens qui ont quitté l'entreprise et qui sont revenus. Ils s'aperçoivent que nous leur donnons beaucoup de responsabilités, et très rapidement. Nous disposons, par ailleurs, d’un réseau de centres de création à l’international qui offre des possibilités de carrière à l’étranger : en Espagne, au Brésil, en Roumanie, en Corée, ou encore en Inde. Quand certains designers partent, je leur dis : "A bientôt"...
Travaillez-vous avec vos homologues de Nissan dans le cadre de l'Alliance ?
Oui, et de façon très étroite. L'instance commune, que je préside, a une mission principale : assurer la différenciation design entre les deux gammes. Car la réussite de l'Alliance dans le domaine du design passe par des gammes fortes et différenciées, sans cannibalisme.