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EAU ET MILIEUX NATURELS : OBJECTIFS ET ACTIONS

Les sols et nappes phréatiques environnant les sites de production peuvent mettre en contact des pollutions passées avec des entités à protéger (population, espaces naturels, etc.). Renault a donc mis en place une politique active de prévention et de réhabilitation. Par ailleurs, les sites du Groupe réduisent significativement leur consommation d’eau et leur émission de rejets liquides polluants. Objectif : intégrer durablement chaque site Renault dans son environnement naturel.

La démarche : du diagnostique à l’action 

Dans un premier temps, Renault s’attache à repérer les zones à risque et diagnostiquer les sources de pollution. Cet état des lieux passe notamment par :

 

  • des études documentaires et des investigations de terrain pour chaque site industriel,
  • un suivi et une mise à jour des informations recueillies dans le cadre de la démarche nationale d’« approche par le risque ».

Après ce diagnostic, Renault veille à réhabiliter les sites et réduire significativement les pollutions :

 

  • mesures de prévention des pollutions de sols ou de réhabilitation sur les sites industriels,
  • communication transparente auprès de l’administration compétente,
  • réduction de la consommation d’eau par véhicule produit.

Milieux naturels 

Une méthodologie dite d’« approche par le risque » a été adoptée pour la préservation des milieux naturels. Il s’agit, au cas par cas, de décider des actions à mettre en œuvre au regard de la vulnérabilité environnementale du site, de son voisinage et du niveau de pollution.

 

Un référentiel permet aux sites de déterminer leur niveau actuel de prévention de pollution des sols afin de hiérarchiser les actions d’amélioration à mener. Cette démarche est appliquée à l’ensemble des sites industriels de Renault dans le monde.

 

Action phare de réhabilitation : le site de Pitesti certifié ISO 140001

 

Renault a mis en œuvre de nombreuses actions visant à augmenter la performance environnementale de l'usine roumaine : dépollution des sols, modernisation des moyens de traitements des eaux usées, installations de traitement des déchets, centrale d’ultra-filtration destinée à récupérer les émulsions huileuses issues de l'usinage des moteurs…


Ressources aqueuses 

Premier objectif : réduire à 15 % le prélèvement d'eau sur les ressources naturelles entre 2007 et 2012.

 

Afin de poursuivre sa démarche de réduction, Renault a déployé en 2008 une méthode de travail s’inscrivant dans la démarche « 4R » (Réduire, Réutiliser, Recycler, Récupérer de l'énergie).

 

Le travail mené avec les sites de fabrication a ainsi permis :

 

  • de comparer poste par poste les consommations d’eau dans chaque usine,
  • d’identifier et recenser les « bonnes pratiques » qui conduisent à une optimisation des consommations d’eau,
  • de définir les axes de progrès à retenir sur chaque site et les bonnes pratiques à mettre en place.

 

Les bonnes pratiques de réduction des consommations d’eau ont été identifiées suivant les 3 premiers axes des « 4R ».

 

  • Réduire (R1) : réduction des consommations à la source. Exemple : suivi des consommations d’eau et identification des dérives avec plan d’action correctif mis en œuvre dans les délais les plus courts.
  • Réutiliser (R2) : réutilisation des effluents sur le même process. Exemple : gestion en circuit fermé des cabines d’étanchéité de bout de montage.
  • Recycler (R3) : recyclage des effluents pour un usage différent de son usage d'origine. Exemple : recyclage des eaux pluviales (sites de Maubeuge et du Technocentre).

Second objectif : réduire les rejets liquides polluants des sites industriels.

 

Renault poursuit sa démarche de réduction des impacts de ses rejets vers le milieu naturel. Toutes les usines de mécanique du groupe visent l’objectif zéro rejet liquide industriel pour 2015. Fin 2008, cinq usines de mécanique sont déjà en zéro rejet et cinq autres sont en zéro rejet partiel ou en cours d'équipement. En outre, tous les nouveaux projets en mécanique respectent l'engagement zéro rejet.

 

Pour y parvenir, plusieurs leviers sont mis en place :

 

  • Réduction maximale à la source du volume des rejets aqueux générés (égouttures des copeaux, vidanges de liquides d’usinage et lessiviels, entraînements par les pièces, fuites des pompes et vannes, interventions lors du nettoyage des centrales).
  • Augmentation de la durée de vie des bains de liquide de coupe et lessiviels : mise en place traitements à la source, de suivi chimique du bain, d’appoints automatiques, etc.
  • Maîtrise des volumes de rejets : réduction de la diversité des produits chimiques utilisés, réduction des égouttures avec retour vers la centrale, réduction des entraînements par les pièces et les copeaux, optimisation du nombre d’installations de lavage et utilisation de lavages « en cascade »…
  • Centralisation des machines.
  • Alimentation en eau de qualité adéquate.
  • Traitement du rejet résiduel par un système d’évaporation sous vide avec recyclage du rejet traité sur les process.

Sur les sites de Carrosserie-Montage : dans le cadre de l'Alliance Renault-Nissan, Renault étudie la possibilité de faire passer les usines de Carrosserie-Montage au zéro rejet industriel, à l'instar de ce qui est fait sur la mécanique.