PASSION & SPORT

COUPÉS STORY

Sexy en diable et terriblement attachants, les coupés de Renault ont traversé les époques avec brio et audace. De Paris à New-York, ils ont conquis leurs fans… Retour sur plus de 70 ans de séduction.

Retour aux sources 

Suprastella coupé (1938)

A l’origine, le terme « coupé » désigne un véhicule fermé à 2 portes et 2 places. L’appellation « Coupés de ville » s’emploie pour les véhicules dont les places avant sont découvertes contrairement aux places arrière fermées.

 

Évolution des mœurs et des techniques oblige, le coupé désigne à partir des années 1930 les petites deux-portes à la finition léchée et à la motorisation musclée.

 

Renault, promoteur de l’aérodynamisme, s’affirme rapidement sur ce nouveau marché : Nervastella Coupé fait son apparition en 1935, suivie de Nerva Grand Sport Coupé (1936) et de Suprastella Coupé (1938), toutes dotées d’un moteur 8 cylindres en ligne. Les volumes sont avantageux, la finition luxueuse et les performances à la hauteur du prix de ces petits bijoux… Renault ose la démesure.

Sous le soleil de Floride 

Renault Floride (1959)

Après la Seconde Guerre mondiale, la priorité est à la reconstruction et aux véhicules utilitaires. C’est l’heure de gloire du « 1 000 kg », idéal pour les commerçants. Il faut attendre 1957 et le retour de la prospérité pour renouer avec la légèreté et les rêves de vitesse... Cette année-là, un nouveau coupé et cabriolet voit le jour, conçu sur la base de la célèbre Dauphine : Floride est née. Commercialisée sous le nom de Caravelle sur le marché américain, ce coupé so french fait fureur au salon de New-York de 1959. Vantée par Brigitte Bardot en personne, Caravelle a le vent en poupe.

 

La première mouture de Floride est réalisée par la célèbre carrosserie italienne Ghia. Le design de la Dauphine est ensuite confié à l’italien Pietro Frua et fait sensation : silhouette fine et galbée, élégance intemporelle… Floride est si craquante qu’une troisième variante, convertible, est lancée pour accompagner les versions cabriolet et coupé. Une petite bombe dotée d’une mécanique à faire pâlir d’envie ses rivales : son moteur Ventoux issu de la Dauphine affiche 4 cylindres à 40 ch bruts et entraîne la belle à très, très vive allure.

 

En 1968, après 11 années de carrière et des modernisations successives, l’élégant coupé de Renault se retire dignement du marché : pas moins de 117 113 exemplaires vendus !

Coupés décalés 

Renault 15 et 17 (1971)

Alpine A 310 (1982)

Chez Renault, l’heure n’est pas à la nostalgie. On travaille d’arrache-pied pour imaginer le coupé qui saura de nouveau combler les amateurs de deux-portes et de belles mécaniques. Les idées fusent. Si bien que ce ne seront pas un mais deux nouveaux modèles qui, dès 1971, prendront le relais de feu Floride : la Renault 15 et la Renault 17.

 

Deux bolides délibérément excentriques : ils arborent fièrement un hayon (une première dans le petit monde des coupés) et une bande de pare-chocs qui encadre intégralement calandre et phares. Renault vient alors de créer le « bouclier » : non seulement il épouse les lignes de la voiture, mais il absorbe mieux les chocs. Si la Renault 15 et la Renault 17 ont de nombreux points communs, elles savent se distinguer auprès des vrais amateurs. La Renault 15 se veut pratique et polyvalente, tandis que la Renault 17 revendique un tempérament nerveux et sportif. Deux caractères bien trempés !

 

1971, l’année du coupé chez Renault ? Cette année là, au Salon de Genève, Alpine coupé A 310 se distingue par sa vitre arrière à lamelles et ses 6 projecteurs avant. Elle sera même qualifiée de « Porsche française  ».

 

Fuego prend la relève en 1980. Design léché et aérodynamique, hayon entièrement vitré… le nouveau coupé de Renault détonne. Cette sportive aérienne est disponible en versions GTS (1,6 litre, 96 ch) et GTX (2 litres, 110 ch). De son côté, la Fuego Turbo (1983) convainc définitivement les amateurs de sensations fortes : accélération de 0 à 100 km/h en tout juste 9,5 secondes !  

Nouvelle donne, nouveaux coupés 

Moteurs haut de gamme, consommation allégée, protection accrue de l’environnement : tels sont les mots d’ordre des années 90. A l’écoute, Renault lance dès 1995 sa Mégane Coupé avec moteur diesel à injection directe. Une deux-portes racée qui s’affirme autant par ses performances sportives que sa faible consommation.

 

Suit en 2003 Mégane Coupé-Cabriolet, dont le toit panoramique escamotable fait sensation. En 22 secondes seulement, le coupé fermé se dépouille de ses atours pour se transformer en un cabriolet ouvert et aguicheur… Joli clin d’œil à la légendaire Floride. Sexy, mais aussi très sûr, ce modèle obtient le score absolu de 5 étoiles aux tests Euro NCAP.

 

L’histoire se poursuit en 2008 avec l’arrivée de Laguna Coupé, une deux-portes raffinée et élégante qui est révélée - quoi de plus naturel - au Festival de Cannes. Nouvelle Mégane Coupé fait son apparition peu de temps après, arborant un design dynamique et dotée d'un châssis sportif de série. 

 

Un retour en force procurant un réel plaisir pour les yeux et les sens... en attendant la suite !


A voir aussi sur Renault.com

  • Véhicules