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MOBILITÉ : UN DÉFI PLANÉTAIRE

Renault a participé activement au projet Mobility 2030 du World Business Council for Sustainable Development. Ses conclusions montrent que la mobilité – l’accès de chacun à un moyen de transport – est en pleine évolution.

Sous l’effet de la croissance économique, le parc automobile mondial est en train de s’agrandir de manière significative et les déplacements deviennent plus faciles.

 

Cette mobilité accrue impacte l’environnement (émissions de gaz à effet de serre, nuisances sonores et encombrements).

 

La forte croissance du parc automobile devrait également avoir des répercussions sociétales importantes avec l’amélioration de l’accès au travail et à la culture, ainsi que l’augmentation probable des accidents de la route dans les pays émergents.


Evolution de la mobilité 

Partout dans le monde, le nombre de déplacements en véhicules individuels augmente fortement, notamment sous l’effet de la hausse des revenus.

 

  • Dans les pays émergents et en voie de développement, la hausse du niveau de vie s’accompagne d’une importante croissance de la demande de mobilité. D’ici 2030, les pays émergents devraient compter pour près de deux tiers de tous les déplacements personnels effectués dans le monde.
  • Dans les pays de l’OCDE, les déplacements individuels continuent de progresser, mais plus faiblement (+ 1,2 % par an).

L’accès aux transports : des effets contrastés

 

La possession ou l’accès à un véhicule motorisé augmente dans toutes les régions du monde. Il s’agit non seulement d’automobiles mais aussi de deux roues, qui comptent pour 70 % du parc de véhicules dans certains pays comme la Chine. Cependant, à l’horizon 2030, des inégalités dans l’accès à un mode de transport subsisteront :

 

  • entre les pays industrialisés et les pays émergents, 
  • entre les populations urbaines et rurales, 
  • entre les différents groupes ethniques, 
  • entre les personnes âgées ou souffrant d’un handicap et le reste de la société.             

Favoriser l’accès de tous à la mobilité constitue donc l’un des enjeux majeurs de demain.


Impacts sur l'environnement et la société 

La réduction des émissions de polluants conventionnels (CO, NOx, particules soufre, plomb, etc.) représente un enjeu majeur.

 

  • Dans les pays de l’OCDE, des progrès considérables dans ce domaine ont déjà été faits. D’ici 2030, ces émissions seront encore très largement réduites.
  • Dans les pays émergents, la réduction des émissions polluantes d’ici 2030 représente un défi considérable auquel chaque acteur doit contribuer.

 Notamment, des avancées sont à prévoir sur le long terme grâce au renouvellement du parc automobile, à la généralisation de l’essence sans plomb dans tous les pays et à l’adoption de technologies réduisant ces émissions, adaptées aux deux roues.  

         

Augmentation des émissions de gaz à effet de serre (GES) 

 

Un double effet est escompté dans les années à venir :

 

  • une baisse de la consommation en énergie fossile des véhicules les plus émissifs – avions, camions – grâce aux nouveaux équipements (environ - 29 % pour les avions),
  • une augmentation très importante des activités de transport (jusque + 400 % pour le trafic aérien).           

Les émissions de GES vont donc considérablement augmenter d’ici 2030, en particulier dans les pays émergents et malgré une relative stabilité dans les pays de l’OCDE. Selon le rapport Mobility 2030, les objectifs de réduction massive des GES d’ici 2050 sera extrêmement difficile à atteindre.


Insécurité routière : des prévisions contrastées 

Embouteillage en Inde

  • Dans les pays de l’OCDE, le nombre de morts et de blessés graves liés aux accidents de la route continuera à baisser.
  • Dans les pays émergents, la mortalité et la morbidité routière resteront élevées sous l’effet de l’intensification de la circulation. Selon le rapport Mobility 2030, le nombre de victimes de la route devrait baisser dans ces pays tout en restant largement supérieur aux niveaux de l’OCDE.           

Nuisances sonores 

Par ailleurs, dans les pays émergents, l'augmentation du nombre de véhicules en circulation risque d'aller de pair avec une augmentation des nuisances sonores et des embouteillages si les infrastructures routières ne sont pas suffisament adaptées.