Avec la 15 et la 17, Renault réussit un très beau doublé. Racés, élégants et nerveux, les 2 coupés de la Régie marquent les années 70 et préparent l’arrivée de la Fuego. Retour sur l’histoire de 2 sœurs à la mode qui attirent les regards…
Méfiez-vous des ressemblances, les Renault 15 et Renault 17, bien que sorties du même œuf, ont chacune leur personnalité. La première se présente comme un « coach », une berline 2 portes. La 17, elle, est un véritable coupé, découvrable, avec un habitacle plus restreint. Côté look, la 15 reprend des phares rectangulaires et plutôt petits de la Renault 12. La 17 adopte quant à elle 4 phares ronds à iode, luxe unique dans la production française. Ils lui confèrent un style incomparable et un avantage de taille en conduite sportive de nuit.
Côté mécanique, la Renaut 17 l’emporte logiquement : le modèle TS est équipé du moteur 9 CV de la 12 Gordini amélioré grâce à l’adoption de l’injection électronique. La 15 est dotée, avec l’appellation TL, du moteur de la Renault 12 normale. En milieu de gamme toutefois, les 2 sœurs disposent de la même mécanique, un beau et puissant « 16 TS » avec un arbre à cames sportif.
Pour le millésime 1976, après 5 ans d’existence seulement, les 15 et 17 sont « restylées » : les faces avant et arrière évoluent, tandis que les nouveaux sièges prennent la forme de « pétales » avec 4 cousins réglables. Quel style !
La Renault 17 TS ne sera jamais officiellement présentée comme la plus sportive des Renault. Cet honneur échoit à la Renault 12 Gordini. Le petit coupé n’a pourtant pas démérité sur les pistes et, après quelques coups d’essai en France, elle tente avec succès sa chance à l’étranger. Elle décroche plusieurs championnats nationaux, notamment en Hongrie, en Roumanie, en Pologne et dans les Pays Baltes. En 1974,
le champion Jean-Luc Thérier s’adjuge l’épreuve américaine du championnat du monde des rallyes au volant d'une Renault 17.
Mais c’est dans les classements de vente que les Renault 15 et 17 sauront au mieux se distinguer : 300 000 exemplaires vendus durant leur carrière, entre 1971 et 1979. La retraite est méritée et la descendance assurée avec la Fuego.