1966. Sous l’impulsion de trois journalistes (Alain Bertaut, Paul Dupuis et Georges Fraichard), Renault et Elf lancent la Coupe Gordini. Avec elle, la compétition automobile se démocratise. La première année, il s’agit d’abord d’un trophée transversal aux disciplines (course de côte, circuit, rallye) qui accordent des points à tout pilote Gordini. Dès 1967, la Coupe se concentre sur des courses sur circuits. Aucune modification n’étant tolérée, de nombreux passionnés (des garagistes aux amateurs) peuvent faire la démonstration de leur talent de conduite. Bien des pilotes y feront leurs premiers pas (Jabouille, Darniche, Serpaggi).
1970. Au cœur de l’été a lieu sur le circuit du Castellet (Var) la célébration du « Jour G ». Des milliers de Gordinistes sont venus des quatre coins de la France (mais aussi d’Espagne, de Belgique) pour fêter la Renault 8 bleue et blanche… mais aussi le lancement de la Renault 12 Gordini ! A la philosophie survireuse du « tout à l’arrière » se substitue celle de la traction avant. De nombreux aficionados émettent des réserves, mais la Renault 12 Gordini s’affiche au catalogue de la marque dès l’automne. Dès 1971, la Coupe Gordini s’appuie exclusivement sur la 12. Malgré tout, crise pétrolière aidant, le succès ne sera pas au rendez-vous. Seuls 5 000 exemplaires seront produits de 1970 à 1974.
1975. Après l’arrêt de la Renault 12 Gordini, la Renault 17 TS est rebaptisée Gordini. Le « sorcier » ne s’est pas penché sur son berceau mais elle hérite des caractéristiques fortes de son ainée : boîte 5 vitesses, châssis, suspensions… Ce modèle décrochera de bons classements sur des rallyes à travers l'Europe. Fait unique, quelques mois auparavant, une Renault 17 Gordini pilotée par Jean-Luc Therier remportait le rallye des Etats-Unis !
1979. Mort à l’âge de 79 ans d’Amédée Gordini. Un an auparavant, il assistait au triomphe d'une Renault Alpine au 24 Heures du Mans dont le V6 Turbo portait la griffe Renault Gordini. Son nom est devenu synonyme de sport et de vitesse.