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L’HISTOIRE DE RENAULT EN F1

Renault est présent sur les circuits Formule 1 depuis 1977. Retour sur plus de 35 années de challenge automobile, technologique et avant tout humain. Plus qu’un palmarès, une fierté.

Les débuts du Losange : l’aventure Turbo 

Jean-Pierre Jabouille lors d'essais sur le circuit du Castellet en 1977

Qui l’eût cru ?

 

En 1977, l’entrée de Renault en F1 fait sourire. Que vient faire un constructeur grand public dans le monde très fermé de la Formule 1 ? Il faut dire que, si le premier bolide de Renault est équipé d’un moteur turbo révolutionnaire, il a une fâcheuse tendance à terminer les courses dans un nuage de fumée… Les Britanniques, moqueurs, l’affublent rapidement du sobriquet peu flatteur de Yellow Tea Pot (la théière jaune).

 

Premiers succès

 

Les années aidant, l’équipe constituée par Renault autour de Jean-Pierre Jabouille et René Arnoux gagne en confiance. La technique s’améliore, les pilotes prennent leurs marques, jusqu’aux premiers succès : l’équipe se place en quatrième position en 1978 aux États-Unis et Jabouille gagne le Grand Prix de France en 1979. Les Renault-sceptiques changent leur fusil d’épaule…

 

Montée en puissance

 

Alain Prost rejoint l’écurie en 1981. Le futur quadruple champion du monde enlève trois fois le Grand Prix de France et permet à Renault de décrocher une troisième place au classement des constructeurs. La saison suivante, l’écurie enregistre quatre succès en Grand Prix et consolide son classement. Une consécration tant sur le plan technique et sportif qu’humain.


Renault, motoriste de talent 

Nigel Mansell lors du Grand Prix du Canada en 1991

Fin 1986, après deux saisons décevantes, Renault ferme son écurie pour focaliser son énergie sur le développement des moteurs. Innovateur et précurseur, Renault devient le motoriste attitré d’autres équipes. Une association fructueuse avec l’équipe Lotus, menée par Ayrton Senna, ouvre la voie. Entre 1989 et 1997, Renault fournit l’écurie Williams, puis Benetton.

 

Renault, avec son moteur V10 inédit, tourne ainsi une nouvelle page de l’histoire de la F1. C’est une stratégie payante puisque la marque s’affirme tout au long des années 90 comme le meilleur motoriste. Au final, le moteur V10 de Renault a gagné plus de 4 000 tr/min et le bloc s’est allégé de 20 kg. Le palmarès est éloquent : 11 couronnes saluent le motoriste à travers ses collaborations avec Williams et Benetton.

La maturité : 100 % Renault 

Fernando Alonso au volant de la R26 lors du Grand Prix du Canada 2006

Il faut attendre 2002 pour que la firme au losange effectue son grand retour en course… avec une F1 100 % Renault, la R202. Dès 2003, Renault décroche 2 pole positions, 4 podiums et 1 victoire. Le secret ? Une équipe soudée et une motorisation survitaminée, mais surtout l’arrivée d’un jeune prodige du volant, Fernando Alonso.

 

Le charismatique espagnol devient cette année-là le plus jeune vainqueur de Grand Prix de l’histoire de la F1 à tout juste 22 ans et 26 jours !

 

L’alchimie Renault / Alonso se confirme en 2005 : l’écurie et son jeune protégé remportent respectivement les titres de champion du monde constructeurs et pilotes. Du haut de ses 24 ans, Fernando Alonso devient alors le plus jeune Champion du Monde de l’histoire.

 

Au terme d’une saison palpitante, Renault parvient à réitérer le doublé en 2006. Après une saison 2007 en creux, l’écurie Renault termine la saison 2008 avec deux victoires encourageantes signées Fernando Alonso.

 

En fin d’année 2009, Renault restructure son engagement en F1 et vend les parts de son écurie à Genii Capital, en conservant 25 % de l’écurie (la totalité sera vendue fin 2010).


Renault redevient motoriste 

2013 - Quadruple champions du monde grâce au doublé de Sebastian Vettel et Red Bull Racing.

2010 est une année historique pour Renault qui se désengage partiellement de la Formule 1 pour redevenir motoriste de premier plan : un triplé historique à Monaco et 9 victoires avec Red Bull Racing. L'écurie obtient le doublé, constructeur et pilote avec Sebastian Vettel.

 

Les changements amorcés en 2010 se poursuivent en 2011. Renault Sport F1 se recentre sur la conception, le développement et la mise au point de moteurs pour différentes écuries et remporte avec Red Bull Racing le championnat du monde des constructeurs en 2010, 2011, 2012 et 2013.