Atsuko Nakasone,
24 ans, de Tokyo (Japon)
24 ans, de Tokyo (Japon)
Atsuko Nakasone
Pourquoi avoir choisi le Master ParisTech Fondation Renault « Transport et développement durable » ?
Ce Master est idéal pour moi. J’étudiais, à la faculté de sociologie de Tokyo, les problématiques des pays en développement en termes d’infrastructures de transports et d’échanges. Or, la France a historiquement de nombreux liens avec les pays du tiers-monde. Je connaissais déjà Paris, pour y avoir passé un an dans le cadre d’un échange entre mon université et Sciences Po.
Le cursus dure 17 mois. L’immersion n’a pas été trop difficile ?
Non, car le voyage de découverte économique et culturelle ainsi qu’un mois de cours intensifs de français nous ont permis de faire connaissance. Nous sommes une vingtaine dans ma promotion, dont 5 Japonais, 4 Coréens, 6 Brésiliens et 5 Russes. Les différences de cultures et de langues ne nous empêchent pas de communiquer. Le fait d’être tous des étrangers en France nous soude.
En quoi consiste votre stage chez Renault ?
Je travaille au Technocentre, à la direction de la politique Environnement. Mon rôle consiste à comparer les perceptions et les politiques environnementales en Europe et au Japon. Par exemple, la protection de l’environnement ne veut pas dire la même chose pour les Français et pour les Japonais. Or, le but est d’arriver à une compréhension commune des enjeux d’environnement et de santé pour Renault et Nissan.
J’étudie également les évolutions possibles de la législation européenne en matière d’environnement afin que Renault puisse les anticiper.
Comment a évolué votre vision du développement durable ?
Le développement durable, qui consiste à partager les ressources naturelles avec les générations futures, est un idéal à atteindre mais c’est plus facile à dire qu’à faire ! Un exemple : on diminue les émissions polluantes des voitures, mais les gens achètent de plus en plus de grosses voitures. Au final, cela revient donc au même... Les entreprises européennes avancent toutefois plus vite que les japonaises en matière de protection de l’environnement.
Quels sont vos projets pour l’avenir ?
Dès la fin de mon stage, je vais retourner à Tokyo pour finir mes études. Ensuite, j’aimerais trouver un poste dans le service international d’une entreprise japonaise concernée par les échanges et les transports. A moins que je ne prolonge un peu mes études aux Etats-Unis ou en Angleterre pour découvrir de nouveaux pays !
Quels sont les souvenirs que vous garderez de ces 17 mois en France ?
Paris est une ville formidable où jeunes et moins jeunes se mélangent beaucoup. Ce n’est pas le cas au Japon, où chacun reste dans son coin. Le seul bémol est que les relations hiérarchiques sont parfois un peu trop strictes. Mais l’ambiance est excellente !
Actualités19.09.2002
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