La famille K
Un moteur n’est pas un monobloc, mais un ensemble relativement modulaire, dont on peut modifier certaines composantes sans forcément faire évoluer la totalité. Pour sa famille K, Renault a beaucoup joué sur cette «plasticité» pour multiplier les variantes, avec de vraies différences pour les clients, sans augmenter la diversité des pièces de façon proportionnelle, ni les coûts.
La clé de la modularité
Une famille de moteurs ne se définit ni par sa cylindrée ni par le carburant qu’elle utilise (essence ou diesel), mais principalement par une côte : l’entraxe, qui désigne la distance séparant le centre de deux cylindres placés côte à côte. Cet écartement conditionne de nombreux paramètres comme:
les dimensions du bloc moteur (donc son encombrement et son poids),
la quantité de matière entre les fûts (donc, pour partie, la résistance interne du moteur).
L’entraxe de la famille K est de 85 mm, ce qui classe les différents moteurs de cette catégorie parmi les moteurs compacts.
De nombreux modèles
La famille K se compose de 10 moteurs :
- deux moteurs essence huit soupapes (les K7, proposés en 1.4 l et 1.6 l),
- deux moteurs essence seize soupapes (les K4, proposés en 1.4 l et 1.6 l),
- quatre versions diesel, dérivées d’une cylindrée unique de 1.5 dCi ( les K9 en 60 ch, 70 ch, 85 ch et 105 ch),
- une version au GPL.
et le dernier-né : le 1.5 dCi 105 ch avec filtres à particules.
Une grande diversité possible à partir d'un même entraxe
A partir d'un même entraxe on peut :
faire varier le diamètre des fûts pour obtenir des cylindrées différentes. Celui des moteurs essence (K7 et K4) est de 79,5 mm, celui des moteurs Diesel (K9) de 76 mm, afin de laisser davantage de matière entre les cylindres. les Diesel subissent des contraintes de pression et de température sensiblement supérieures à celles des moteurs essence.
modifier la longueur de la course du piston
- les moteurs K essence existent avec deux longueurs de course, 70 mm et 80,5 mm, qui donnent au final deux cylindrées distinctes : 1.4 l et 1.6 l.
- les K9 Diesel n’ont qu’une seule course, de 80,5 mm (donc une seule cylindrée de 1.5 dCi), mais ils ont nécessité une augmentation de la hauteur du carter-cylindre – (215,5 mm contre 200 mm sur les essence) –, pour loger une tête de piston à chambre de combustion intégrée plus volumineuse.
Sobres et performants
Polyvalente, compacte, cette famille ne cède rien sur le plan des performances. Que ce soit en couple, en puissance, en consommation ou en acoustique, les «K» figurent en effet au meilleur niveau de leur catégorie. Par exemple, le plus musclé des K9K, le 1.5 dCi 10 5 ch développe 200 Nm de couple, dont 185 sont disponibles dès 1 500 tr/mn.
Les «K» se montrent également peu gourmands. Globalement, la consommation des K9K Diesel est en retrait de l’ordre de 20% à 25% par rapport à celle de ses aînés. Le 1.5 dCi 80 ch affiche une consommation de 4.2 l aux 100 km, ce qui en fait l’un des moteurs les plus ascétiques du marché.
Ce sens de l’économie prédispose la famille à d’excellentes performances quant aux émissions de CO2. Elles sont faibles en essence et très basses en Diesel : le 1.5 dCi 60 ch est ainsi homologué à 112 g/km sur Clio 2.














